Koupkari (Bouzkachi) – le sport traditionnel des nomades

Autrefois, les plaines qui s’étendent entre la Sibérie à l’Est et la Turquie à l’Ouest, entre la Russie au Nord et l’Inde au Sud furent habité par les tribus nomades. Les mongols et les turques, deux Grands Peuples nomades du continent Eurasiatique, partagèrent les pâturages de l’Altaï et de la Mongolie. Ils se ressemblent tant dans leur mode de vie et physionomie qu’il est difficile de les distinguer au premier regard : les yeux bridés, les pommettes saillants, des larges épaules et un corps de taille moyen adapté pour la steppe. Seule la langue qui fait la différence majeur entre ces deux ethnies. Les deux sont munis d’une yourte ronde comme l’habitation et des « petits chevaux » comme moyen de locomotion.

Les villes de l’Europe passant par l’Asie Centrale se souviennent encore de ces petits chevaux sur lesquels arrivaient les envahisseurs nomades les plus terribles de l’histoire humaine. Les mongoles prenaient le ciel pour leur Dieu, alors que les turques avaient choisis le « Loup Gris (Kok Bouri – en turque) » pour leur totem.

Selon une légende, les tribus turques inventèrent et nommèrent à l’honneur de leur animal totem « Kok Bouri » un drôle de jeu, devenu d’avantage « Koupkari ». Peut être que ce loup, leur animal préféré, leur a donné cette idée en attaquant les troupeaux de moutons. Ils n’ont pas cherché à compliquer les règles. Il suffit de faire comme un loup : arracher le mouton aux adversaires et l’emporter avec soi.

Ce jeu équestre répandu sur l’ensemble de l’Asie Centrale est un héritage du passé nomade des peuples d’aujourd’hui. Nommé différemment, « Koupkari » ou « Ouloq » pour les turcophones et ainsi « Bouzkachi » pour les persanophones, peu importe l’origine ethnique et étymologique, ces mots signifient la même chose : le jeu équestre nomade pour tirer le corps de bouc.

Les règles n’ont pas beaucoup changé. Il faut toujours arracher le corps de bouc aux adversaires dans une mêlée chaotique des cavaliers et l’apporter à l’endroit désigné. Le jeu consiste d’innombrable partie pour chacune desquelles un prix s’annonce. Et la partie dure jusqu’à qu’un cavalier arrive au point désigné avec le bouc arraché aux adversaires qui font l’obstacle sur son chemin. Une fois la partie est finie, l’arbitre annonce les noms du cavalier gagnant, du cheval gagnant et ainsi du propriétaire de cheval et attribue le prix au cavalier gagnant.

Très encré dans la culture ouzbek ce tournoi s’organise toujours, essentiellement, pendant les mois frais de l’année. La fête de Navrouz est donc la meilleur occasion pour découvrir l’Ouzbékistan et les compétitions de Koupkari vue que les compétitions s’intensifient au mois de mars.

L’Ouzbékistan vous charme non seulement par ces monuments et villes historiques, mais aussi par ces traditions, coutumes et us historiques conservés intactes à nos jours. D’une part, le voyage en Ouzbékistan est une immersion dans l’histoire des peuples et des civilisations, et de l’autre part, il la sera dans le cœur des peuples souriants et hospitalier prêts à vous accueillir à tout moment.

Nous sommes à votre écoute pour chaque question qui vous intéresse sur votre circuit en Ouzbékistan et sur la Route de la Soie. Partez à la découverte des merveilles de la Route de la Soie dès maintenant !

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